Illustration de la trentaine de pavés-trophées

COURTE BIOGRAPHIE

Son rôle est de coordonner l'équipe de dépavistes, s’assurer du bon déroulé de l’action et se tient comme responsable vis à vis des autorités. Le chantier n’a aucun secret pour lui.

Ces actions nocturnes permettent aux citadins désireux de se réapproprier l’espace public et proposent un retour de la terre dans les espaces urbains, nécessaire à la préservation de la biodiversité. 

L’évidente discrétion des actions, bien que trompeuse par un équipement relativement visible, et l’humour employé dans le cadre de ce projet dissimulent une condamnation de la métropole.

En constante expérimentation, le biodalisme fait aujourd'hui l’objet d’une recherche-action dans le cadre d’un doctorat en Géographie, Urbanisme et Aménagement du territoire. 

L'ORGANISATION DES ACTIONS

Né de la contraction du préfixe "bio-" (faisant référence au vivant), et du mot « vandalisme », le biodalisme est un mouvement inscrit dans le cadre d’un design de fiction imaginé en 2018. 

Projeté en 2177, ce concept vise à réinvestir l’espace urbain par le biais de micro-interventions incluant le végétal en vue d’interroger le déclin annoncé de la biodiversité tout en adoptant une posture critique à l’égard de l’urbanisation croissante et de la métropolisation globale des territoires. 

Pleinement engagé au sein des nouvelles formes de l’activisme socio-écologique, le biodalisme s’engage à débitumer la ville en prélevant les pavés déconsolidés et en perçant le bitume fissuré.

LE DÉPAVISTE

CHEF DE CHANTIER

LE DÉPAVISTE

EXPÉRIMENTÉ

LE DÉPAVISTE

DÉBUTANT

UN POCHOIRISTE

pour la signalétique au sol

UN GUETTEUR

pour surveiller les alentours

UN CAMÉRAMAN

pour filmer l'action

Le permis de biodaliser délivré aux dépavistes

Le dépaviste équipé d’un casque blanc est une personne ayant déjà pratiqué l’action en ville. Celui- ci aide à  l’accompagnement des autres dépavistes, et soulage le rôle du chef de chantier.

Accompagné du chef de chantier et des dépavistes expérimentés, l’ouvrier au casque bleu participe à sa première action.

QUELQUES OBJETS INDISPENSABLES

Un vélo triporteur est nécessaire pour transporter le matériel du biodalisme en favorisant la mobilité douce. 

Le gilet jaune, accessoire indispensable lors des actions, sera très prochainement remplacé par des vêtements de travail dédiés exclusivement au  biodalisme.

Le cône de chantier jaune sert à baliser la zone de l'action tel un véritable chantier. 

Un arrosoir jaune portant l'inscription "Arrosez c'est permis !" est régulièrement placé aux côtés des plantes pour inviter les riverains et passants à participer indirectement à l'action et prendre soin des plantes.

L'emblématique presse à pavé permet de façonner le pavégétal constitué de terreau et d'argile et peut ainsi accueillir une plante.

Encore en expérimentation, les balises placées autour des plantes telles de véritables clôtures permettent de protéger les plantes du piétinement des citadins.

© Fanny Ehl, le biodalisme, 2020